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Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.

Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.
Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.
Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.
Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.

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Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.
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Peinture en fixé sous verre, Chine vers 1830-50.
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Scène représentant quatre femmes de cour et un enfant que l’une d’entre elles tient par la main, sur la terrasse d’un pavillon au bord d’un bassin où poussent des lotus.
Même si la scène se déroule au milieu de la végétation, le peintre a employé principalement des tonalités de bleus et de coq de roche avec des rehauts de noir et d’argent.
L’encadrement d’origine, d’inspiration anglaise, porte souvent le nom de « Chippendale chinois ». Un exemple en est reproduit dans le livre de Carl L. Crossman, The China Trade, 1972.
Chine pour le marché anglais, Canton, vers 1825-1830.
Hauteur : 53,5 cm
Longueur : 70,5 cm

C’est au 18ème siècle que la Chine commence à exporter des peintures en fixé sous verre. On attribue son essor à trois jésuites : le père Giuseppe Castiglione, le père Denis Attiret et dans la génération d’après le père Tibot.
Ces trois jésuites avaient étudié la peinture en France et en Italie avant de gagner la Chine et d’introduire de nouvelles techniques. On pense que ce sont eux qui ont introduit la technique de la peinture sous verre. Cependant une publication du père Tibot remarque que les peintures sous verre venaient de Canton déjà à l’époque, et que c’est l’empereur Kienlong qui aurait demandé au père Castiglione de peindre sous verre.
Au début du 18ème siècle, la technique consistait à prendre des miroirs dont on retirait une partie du tain pour peindre des scènes colorées souvent inspirées de gravures européennes.
Il est fort probable que cette technique s’est développée afin de pouvoir commercialiser des miroirs dont le tain avait été abîmé pendant le transport.

La technique établie à Canton consiste à peindre directement sur la plaque de verre en commençant par les détails, en allant jusqu’au fond et en terminant les parties qui n’avaient pas été peintes.
En Europe, le goût des miroirs peints chinois dura pratiquement jusqu’aux années 1760. L’austérité plus grande du style néo-classique fit évoluer les commandes, et on commence à trouver alors en Chine, des tableaux peints, et non plus des miroirs peints avec quelques petites scènes éparses
Parallèlement, au fur et à mesure qu’on se rapproche du 19ème siècle, on commence à trouver un goût en Europe pour des sujets peints mais dans le goût chinois. Contrairement aux peintures inspirées de gravures européennes faites en Chine et qui reproduisent souvent, de façon fort maladroite, les signatures qui étaient présentes sur les gravures, les peintures à thème chinois ne sont jamais signées.
On connaît cependant plusieurs peintres ou ateliers par leur nom : Spoilum sans doute Guanzuolin, Cinqua, Tunqua, et Fatqua. Ce dernier travaillait aussi sur papier et a signé une de ses œuvres sur papier.
Carl L. Crosmann reproduit ce rare paysage d’Hiver où Fatqua utilise aussi sa technique de rehauts de blancs.
Au 18ème siècle, les plaques étaient importées en Europe et encadrées sur place. Alors qu’à la fin du 18ème siècle, on commence à trouver des peintures de style chinois, dont les cadres étaient fabriqués sur place. Ces cadres parfois de style européen, le plus souvent anglais puisque à la fin du 18ème et au début du 19ème siècle les importations se feront essentiellement vers l’Angleterre, sont alors chantournés et dorés et portent le nom de « Chippendale chinois ». On trouve aussi des cadres en bois locaux en Padouk ou en Zitan avec très souvent des systèmes d’accrochage à la chinoise rivetés au sommet du cadre.
La particularité de ces encadrements est qu’ils incluent aussi le fond en bois qui est fixé au cadre par des petites targettes coulissantes.